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Guerre En Ukraine: Le président français et son homologue russe avaient échangé au téléphone, Poutine demande de cesser la fourniture des armes

Le président français Emmanuel Macron parle au téléphone mardi 3 mai 2022 à 12 h (10 h GMT) avec son homologue russe Vladimir Poutine. La discussion porte sur l’Ukraine, et il s’agit de leur premier échange depuis le 29 mars, a annoncé l’Élysée.

Les deux hommes se sont appelé à plusieurs reprises depuis le début de la guerre en Ukraine, mais le dernier appel remonte à plus d’un mois. leur premier échange depuis le 29 mars, a annoncé l’Élysée. Cet appel intervient à la suite de la discussion téléphonique qu’a eue samedi le chef de l’État français avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, plus de deux mois après l’invasion de son pays par l’armée russe. Les présidents français et russe, qui s’étaient entretenus à de nombreuses reprises – près de 20 fois depuis décembre 2021 dont huit fois depuis le début de la guerre le 24 février -, n’ont pas échangé depuis la découverte du massacre de Boutcha début avril. Qualifiant d’«insoutenables» les images des nombreux cadavres découverts dans cette ville du nord-ouest de Kiev après le retrait de l’armée de Moscou, Emmanuel Macron avait affirmé que les autorités russes devraient «répondre de ces crimes».

L’armée russe attaque l’usine d’Azovstal

L’armée russe et les forces prorusses continuent d’attaquer le complexe industriel d’Azovstal à Marioupol. Pendant ce temps, les couloirs d’évacuation se mettent en place avec difficulté : le maire de Marioupol déplore que seuls trois bus sur les 90 promis par les Russes, soient arrivés aux points d’accueil sous contrôle ukrainien. L’ONU se félicite toutefois de l’évacuation «réussie» de 101 civils. 

L’Ukraine au cœur d’une guerre de propagande

le régiment Azov, retranché dans Marioupol assiégée, est au coeur d’une guerre de propagande entre Kiev et la Russie, dont l’un des buts de guerre déclarés est la «dénazification» de l’Ukraine. Les réseaux sociaux prorusses – à commencer par les comptes Twitter des ambassades de Russie à Paris ou Londres – bruissent de témoignages et commentaires sur les atrocités supposées de ce régiment, présenté comme «fasciste» ou «nazi». Le 10 mars, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavov a justifié le bombardement d’une maternité à Marioupol, qui a choqué le monde entier, par la présence selon lui dans le bâtiment du «bataillon Azov et d’autres radicaux». Depuis sa création en 2014, au début de la guerre contre les séparatistes prorusses dans l’est de l’Ukraine, le bataillon, intégré depuis à la Garde nationale – qui relève du ministère ukrainien de l’Intérieur – alimente tous les fantasmes. Fondé par des militants d’extrême droite, dont Andriï Biletsky, issu de l’organisation paramilitaire Patriotes d’Ukraine, il recrute au départ des volontaires et arbore des emblèmes, comme le «Wolfsangel» (crochet de loup), rappelant ceux de la division SS Das Reich. «En 2014, ce bataillon avait effectivement un fond d’extrême droite. Mais le régiment s’est ensuite +dé-idéologisé+, il est devenu une unité régulière», explique Andreas Umland, expert au Stockholm Centre for Eastern European Studies.

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