Inflation et vagues promesses

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    A quelques jours de l’année nouvelle, les prix de la mercuriale flambent comme des prémisses à la fameuse date de 2018, annonciatrice d’une libération des prix jamais atteinte à ce jour. Le citoyen ordinaire commence déjà à ressentir les effets dévastateurs de l’inflation et peine à trouver sa pitance quotidienne dont le fameux sachet de lait vendu par concomitance. Le reste est devenu inabordable et de très nombreux ménages consomment avec parcimonie et ont mis un bémol dans l’achat de beaucoup de choses. Ce qui signifie que dès le mois de janvier, il faudra vraiment se serrer la ceinture et désormais même les classes intermédiaires seront touchées de près, ces castes du milieu qui ont toujours vécu à l’abri de la rente, sans être inquiétées outre mesure. Mais alors comment expliquer cette imprévisibilité qui nous a fait dormir sur nos lauriers durant deux longues décennies pour nous réveiller ensuite les poches vides et les comptes à sec ? Nous avons trop compté sur la perpétuation d’une rente pétrolière qui s’est révélée fragile dès le premier choc. Alors qu’on attendait des débats généraux impliquant tous les acteurs dont les universitaires et experts trop souvent marginalisés, pour trouver des solutions et relancer les secteurs-clés de l’économie nationale, voilà qu’on nous sort la planche à billets. Avec toutes les conséquences que cela entraînera sur le plan de l’envolée des prix. Pourtant des domaines comme l’Agriculture et le Tourisme, porteurs d’énormes potentialités et susceptibles de sortir le pays de la crise, sont toujours en jachère et cela fait longtemps qu’on se contente d’énoncer de grands projets comme des promesses sans lendemain. En ce qui concerne le tourisme, le jeune ministre se contente d’en annoncer des lignes générales et insiste sur le e-tourisme dans un pays où l’internet connaît une lenteur proverbiale. C’est dire le retard qui reste à rattraper. Dans beaucoup de domaines.