Insertion de 90 000 contractants de pré-emploi: Le dossier sera soumis aujourd’hui sur la table du Premier ministre

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Le ministère de l’Éducation nationale poursuit le processus d’intégration des travailleurs, selon la formule des «contrats de pré-emploi», qui sont largement présents dans le palier du primaire, dont leur nombre au niveau national avoisine 90 000 contractants. Le processus sera approuvé selon un plan de travail avec des conditions contrôlées, et à un rythme accéléré et sélectif, pour améliorer l’employabilité. L’opération touche plusieurs grades en tant que conseillers pédagogiques, superviseurs, enseignants et personnel administratif.

Depuis novembre 2019, date de ratification du décret exécutif relatif à l’intégration des bénéficiaires de l’Agence d’aide à l’insertion professionnelle et sociale des «titulaires de diplômes» et jusqu’en février 2020, seuls 400 travailleurs ont été inclus sur 100 000 titulaires de «contrats de pré-emploi». Le processus de l’employabilité se déroulait à un rythme très lent, ce qui a suscité le mécontentement des parties concernées, incitant les responsables du ministère à repenser la stratégie nationale d’intégration dans son ensemble, en élaborant un plan de travail adéquat qui renforce l’efficacité de «l’emploi», pour garantir tous les droits des travailleurs et réaliser le principe d’égalité pour tous les candidats. Le ministère cherche à corriger la décision d’intégration et non à l’annuler, considérant qu’elle a été émise dans des circonstances exceptionnelles et impérieuses, pour absorber la colère de la rue à l’époque, et acheter la paix sociale. Les services du ministère de l’Éducation nationale ont créé une «plate-forme numérique» pour recenser les travailleurs des contrats de pré-emploi, afin d’organiser, codifier et encadrer le processus sur le terrain, et grâce à cette opération, l’intégration de 10 000 travailleurs au niveau national, sur 100 000 travailleurs à été effectuée jusqu’à présent. En ce qui concerne les modalités d’intégration, le comité sectoriel travaille actuellement pour trouver un ensemble de solutions pratiques pour classer ce dossier épineux, soit en proposant la création de poste financier administratif complémentaire, comme le poste de «superviseur pédagogique» primaire par exemple. Ils seront intégrés dans les conseils populaires municipaux, pour être mis directement à la disposition des écoles primaires pour soulager la pression sur les cadres qui font tout le travail face à la grave pénurie de personnel, soit par leur insertion et emploi dans les communes, et ils seront affiliés au ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, à condition qu’ils soient mis à la disposition des collèges ou lycées, afin de renforcer l’encadremen,t à leur niveau, par la création d’un poste d’administrateur, par exemple, selon une loi spéciale à promulguer et à préparer. En ce qui concerne les catégories concernées par l’intégration, le dossier touche les conseillers pédagogiques, les superviseurs et assistants pédagogiques, et les professionnels ainsi que le personnel administratif. Il est à noter que le conseil interministériel, qui se tiendra aujourd’hui, présidé par le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, étudiera les propositions soumises par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, El Hachemi Djaâboub, pour trouver des solutions pratiques au dossier ouvrier, selon la formule des «contrats de pré-emploi». Pour rappel, le 20 novembre 2019, le gouvernement précédent a pris la décision de régler le statut professionnel de 400 000 travailleurs répartis au niveau national, mais le rythme de travail à l’époque était très lent, de sorte que le nouveau gouvernement, dirigé par Abdelaziz Djerad, s’est retrouvé face à un très lourd «héritage» et des dossiers en suspens. Par conséquent, aujourd’hui, le Gouvernement est contraint de régler ce problème, selon des cadres juridiques appropriés.

Synthèse de M. W. Benchabane

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