La numérisation met fin à la rareté des médicaments: Les statistiques du syndicat des pharmaciens privés sont un véritable aperçu du terrain

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Le chef du Syndicat des pharmaciens privés, Messaoud Belambri, a attribué la rareté du marché des médicaments avec une liste de 300 médicaments manquants, au problème de l’enregistrement, car les médicaments sont enregistrés sans réellement entamer la production localement ou procéder à l’importation, car il y a des médicaments enregistrés par 20 producteurs, seuls trois d’entre eux les fabriquent.

Messaoud Belambri a révélé l’existence d’une fraude de la part des opérateurs exerçant dans le secteur dans l’application du prix de référence du médicament, suggérant que l’enregistrement soit lié à des obligations strictes qui précisent le démarrage effectif de la production selon un calendrier établi, considérant la numérisation comme la solution la plus efficace pour suivre les mouvements de médicament, car le manque de transparence et de contrôle a exacerbé le problème de la rareté. Le président du Syndicat des pharmaciens privés a également envisagé d’alerter les autorités sur l’existence d’une pénurie sur le marché du médicament comme un devoir et une responsabilité sur leurs épaules en tant que syndicat, d’autant plus que le poids de la tâche du pharmacien est de fournir des médicaments au citoyen et aux patients ayant besoin de cette substance essentielle et sensible pour le traitement. Par conséquent, le Syndicat a beaucoup parlé ces jours-ci de la rareté des médicaments sur le marché, soulignant en même temps que c’est la première fois que le dossier de la rareté est traité de cette manière, car l’Algérie n’a pas connu une telle rareté des médicaments auparavant. Belambri note que, contrairement aux années précédentes, le Syndicat a enregistré une fluctuation du marché pharmaceutique, oscillant entre hauts et bas, contrairement à cette année où une pénurie est enregistrée sur le marché pharmaceutique depuis le début de l’année avec 70 médicaments manquants, puis entre 100 et 150 médicaments manquants en juin dernier. La liste oscille entre 200 et 250 médicaments manquants en septembre dernier, et enfin 300 médicaments manquants en novembre dernier. Dans le même contexte, il a souligné que les statistiques réalisées par le Syndicat des pharmaciens privés sont une véritable inspection de terrain qui a lieu à travers ses bureaux de wilayas, touchant tous les types de médicaments, qu’ils soient locaux ou importés. Sinon, il n’est pas possible de décrire la liste des médicaments manquants que le Syndicat a dressée avec les prix, car le nombre de 300 médicaments parmi eux, 150 sont locaux et l’autre est importé, ce qui est un chiffre réel sans aucun doute. Dans le même sillage, le président du Syndicat des pharmaciens privés a révélé que le processus de comptage est effectué avec la marque, car les médicaments sont enregistrés avec leur marque, leur indicateur et leur norme, afin d’assurer une couverture complète et équilibrée du marché des médicaments. Par exemple, si le quota annuel est d’un million de boîtes, alors 400 000 boîtes sont couvertes par la production ou l’importation d’une marque, tandis que les 600 000 restantes sont couvertes par une autre marque, de sorte que chaque médicament a son propre numéro d’enregistrement individuel, car la couverture est complète et divisée entre les laboratoires et les marques, il doit donc être compté par marque, pour pouvoir couvrir le marché des médicaments, si l’un d’entre eux manque, sa rareté sera facilement surveillée. Messaoud Belambri a déclaré que les chiffres donnés par les distributeurs, ou SAIDAL, lorsque nous entrerons dans leurs détails, seront les mêmes que ce que le syndicat a annoncé. Lorsqu’ils présenteront une liste de 100 médicaments qui font l’objet d’ une pénurie, nous nous mettrons d’accord sur le nombre, car chaque médicament de la liste des 100 a 3 à 4 signes qui enregistrent une pénurie du même médicament, ce qui double 100 à 300 médicaments manquants.

M.W. Benchabane