Le Conseil suprême de la jeunesse et la création de l’Observatoire de la société civile: «Des forces vives» pour construire une nouvelle Algérie

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Algerie: 16.03.2021 Hirak estudiantin

La nouvelle Algérie s’oriente progressivement vers l’incarnation de son engagement en faveur du projet de changement radical et de réformes globales, dépendant principalement de la société civile et des jeunes.

Ainsi, les instructions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, ont été claires, lors de sa présidence du dernier Conseil des ministres, lorsqu’il a ordonné d’accélérer la mise en place de l’Observatoire national de la société civile et du Conseil suprême de la jeunesse afin dees l’impliquer dans la gestion et la politique, alors que la législation du 12 juin prochain devrait être une étape importante pour incarner le nouveau départ de la locomotive Algérie, dont les caractéristiques ont commencé à émerger dans le taux de participation distinctif de la société civile et des jeunes aux candidatures face aux avantages qui leur ont été accordés pour la première fois, et ce, pour leur permettre de s’engager dans l’effort de renouveler et de rajeunir les institutions étatiques. Les dernières directives du président de la République, données aux membres du gouvernement, lors de la réunion du Conseil des ministres, exigent la création de l’Observatoire national de la société civile et du Conseil suprême de la jeunesse, en application des dispositions de la Constitution amendée par le référendum de novembre 2020. Le Président a souligné l’importance de la société civile, dans la mesure où elle est considérée comme l’un des piliers du changement, les plus importants et le canal qui permet aux «diverses forces vives» de la société de s’organiser et d’exprimer leurs préoccupations et suggestions, et puis développer sa contribution plus tard dans la conduite des affaires publiques, appelant dans ce contexte à la mise en œuvre immédiate du décret présidentiel portant création de l’observatoire qui l’a encadré. L’Observatoire national de la société civile, tel que stipulé dans la Constitution, est un organe consultatif auprès du président de la République, l’une de ses tâches principales est «de fournir des avis et des recommandations liés aux préoccupations de la société civile», il contribue également à «promouvoir les valeurs nationales, les pratiques démocratiques et la citoyenneté, et participe avec d’autres institutions à la réalisation des objectifs de développement national». L’Observatoire national de la société civile, qui sera bientôt inauguré, devrait être un monument incarnant la démocratie participative qui est l’une des fondations les plus importantes pour le fonctionnement d’un Etat moderne, comme il implique le citoyen dans la conduite du service public, en choisissant les programmes de développement, qu’ils soient locaux ou national, et en prenant son avis par l’intermédiaire de ses représentants dans les assemblées générales tenues par les organes chargés de la mise en œuvre des politiques et programmes publics. L’implication de la société civile dans la gestion et la prise de décision politique permettra l’adoption d’une administration souple et flexible du gouvernement, et le pouvoir exécutif évitera les conflits et les protestations qui ont été l’une des manifestations de la période de gestion passée. Dans cette nouvelle approche, le conseiller du président de la République en charge du mouvement associatif et de la communauté nationale de la diaspora, Nazih Ben Ramdhan, a tenu lors de ses sorties sur le terrain à encadrer et diriger correctement la société civile et écouter ses préoccupations et ses demandes, afin qu’elle puisse jouer le rôle qui lui est assigné à l’avenir. Parmi les facilités les plus importantes que le gouvernement adoptera à l’égard de la société civile à l’avenir, le nouveau projet de loi sur les associations, qui leur ouvrira la voie à l’investissement pour leur permettre de se financer et de contribuer au développement économique, même si la notion d’investissement ne s’applique pas et la nature fonctionnelle des associations, considérant que la première raison de son émergence est de défendre des programmes spécifiques et certains groupes, mais l’idée d’«autofinancement» n’est pas envisagée. Cela va permettre aux associations de s’affranchir de l’autorité et de la direction des bailleurs de fonds, et de desserrer les restrictions d’exploitation qu’il connaissait dans la période précédente.

M.W. Benchabane