Le vice-président du FCE à la Radio nationale : «L’Algérie est la porte d’entrée économique vers l’Afrique»

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L’objectif d’atteindre l’indépendance économique tel qu’envisagé par l’Algérie pour faire face à la chute des prix des hydrocarbures, nécessite l’élaboration de nouveaux «éléments» et la détermination des rôles des secteurs «clé». Le processus a été enclenché et maintenu, comme confirmé par le ministre des Finances, Abderrahmane Raouya lors des travaux de la conférence sur la contribution de l’économie numérique dans la croissance des pays d’Afrique du Nord et du MoyenOrient (MENA) le 26 mars dernier.

Cependant, les dernières statistiques annoncées par l’Office national des statistiques (ONS), font état d’un éventuel échec des mesures engagées. Selon un bilan de cet organisme, la facture d’importation des produits alimentaires a baissé de 0,22% au 1er trimestre 2018, contre une baisse du déficit de plus 80% durant la même période. Notons à ce sujet, que le plan de diversification a pour autre but d’encourager les exportations, du moins hors hydrocarbures. Ces dernières restent encore marginales tandis que les capacités nationales de production animent les débats. Lors de son intervention, ce mercredi, sur les ondes de la radio chaîne III, le vice-président du Forum des chefs d’entreprise, Mehdi Bendimered considère que la réalisation des objectifs de ce plan tient dans le renforcement des entreprises, notamment celles du secteur privé, qui représentent «le poumon et la vitalité de l’économie algérienne».

Le responsable informe que le secteur privé à lui seul, représente les «2/3 de la valeur ajoutée hors hydrocarbures» et pourvoit plus de 80% des emplois. Grâce à ces entreprises, le pari d’asseoir une indépendance économique d’ici 2030 est «tout à faible jouable», sous réserve, relève l’intervenant, d’améliorer «le climat des affaires la liste du développement humain, ainsi que la facilitation de l’acte d’entreprendre», notamment le financement qui représente encore le problème par excellence. Ces changements à apporter viendront donc, selon lui, en appui à des projets structurants à l’instar de la réalisation du «port d’El Hamdania, de la Transaharienne ou encore des 120 000 km de fibre optique». Ceci dit, l’invité appelle à poursuivre la mise à profit de ces potentialités dont bénéficie le pays pour réaliser les objectifs économiques et énergétiques. Mehdi Bendimered évoque en ce sens la réduction de la consommation énergétique de «6% à 3% par an», d’ici l’horizon 2030. Pour l’intervenant, l’ensemble des mesures prises par le gouvernement et celles faites de propositions d’opérateurs économiques permettront de faire de l’Algérie «la porte d’entrée économique» pour les pays européens et africains. Le Fonds monétaire international (FMI) qui annonçait en 2017, de faibles perspectives de développement des pays de l’Afrique du Nord, dont l’Algérie, annonce «regain de vigueur» à la faveur des nouvelles mesures budgétaires relatives au financement de l’investissement. S’agissant de l’Algérie, le taux de croissance devrait atteindre les 3% en 2018 contre 0,8% prévu en 2017. Cette croissance sera maintenue pour les 4 ans à venir pour atteindre les 2,4% en 2022.