Législatives du 12 juin: La classe politique appelle à conjuguer les efforts pour la réussite de l’événement

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Plusieurs partis politiques, qui ont déjà investi le terrain en prévision des élections législatives du 12 juin, ont insisté sur la nécessité de conjuguer les efforts afin de faire réussir de cet événement, considéré comme un rendez-vous crucial pour l’avenir du pays.

Ce faisant, il s’agit aussi de prémunir l’Algérie de toutes les menaces internes et externes qui la guettent de toutes parts. C’est à ce titre que les appels ne cessent de se multiplier ces derniers temps pour le renforcement de l’unité nationale et la consolidation de la cohésion sociale, tout en insistant sur l’impérative préservation de l’indépendance de la décision politique, étant le reflet de l’indépendance réelle qui fait la fierté de l’Algérie. A ce titre, plusieurs partis politiques estiment que la construction de l’avenir exige la remémoration du passé et la préservation de la devise de la Déclaration du 1er Novembre en s’inspirant du présent pour faciliter le travail et ancrer la culture de l’Etat, notamment dans l’action politique. Ils ont appelé également à conjuguer les efforts pour mettre l’Algérie à l’abri et la prémunir contre les menaces qui la guettent, estimant que l’Algérie a réussi grâce à la cohésion entre le peuple et l’Armée nationale populaire et, aujourd’hui, elle a besoin d’une autre cohésion des partis politiques, des personnalités nationales et de la société civile pour compléter la concrétisation des revendications du Hirak et l’édification d’une Algérie nouvelle en harmonie avec les institutions de l’Etat, dans la stabilité. Ces mêmes partis ont réitéré leur appel à constituer des alliances pour l’Algérie et sa stabilité, estimant que le choix électoral constitue l’unique moyen permettant l’édification d’une Algérie nouvelle et solide. Saluant, à cette occasion, les consultations engagées par le président de la République avec les responsables de partis politiques, des organisations et des personnalités nationales, ils ont appelé tout un chacun à prendre ses responsabilités et participer à la réussite de ces efforts. Ces partis, qui n’ont pas manqué de relever la gravité des menaces qui pèsent sur la stabilité du pays, estiment que cette situation exige, aujourd’hui plus que jamais, plus de vigilance pour faire échec à tous les complots qui se trament contre notre pays. Ils se sont déclarés totalement confiants en l’entière conscience du peuple algérien et de sa profonde perception de l’ensemble des enjeux et des défis à relever durant cette période délicate et sensible que vit le pays, de même que sa disposition à mener à bien cette démarche nationale loyale et de sa parfaite compréhension. Ceci intervient alors que le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, vient de donner de nouvelles instructions en vue de prendre toutes les dispositions relatives à l’appui et à l’encouragement de la participation des jeunes aux élections législatives du 12 juin prochain, pour concrétiser des élections démocratiques qui devaraient consacrer  le véritable changement. A ce propos, le chef de l’Etat a ordonné d’assurer la gratuité des salles, des affiches publicitaires et de leur impression au profit des jeunes candidats et de charger les services des walis de créer un mécanisme administrativement adéquat. Dans ce sens, il a mis l’accent sur la nécessité de mettre tous les moyens financiers et matériels à la disposition de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) pour lui permettre de s’acquitter de ses missions dans les meilleures conditions. Le Président Tebboune avait précédemment déclaré que les élections législatives émanent d’un programme politique clair, soulignant que « nous avons accordé toutes les facilitations et les garanties permettant aux jeunes de participer à cette échéance». Il faut dire qu’avec ces nouvelles directives, les jeunes sont face à une véritable aubaine pour contribuer à la stabilité du pays en marquant une présence effective dans les prochaines assemblées élues. De l’avis de nombreux observateurs, les prochaines élections offrent une grande opportunité aux jeunes algériens qui, s’abstenaient lors des rendez-vous électoraux pour faire entendre leur voix à l’avenir en tant que députés au Parlement ou présidents d’APC grâce aux garanties avancées par le président de la République et consacrées dans la nouvelle Constitution visant le renforcement du front interne. Le véritable changement qui sert les intérêts du pays, notent ces mêmes observateurs, provient de l’intérieur des institutions et non à travers les slogans et les protestations, mettant l’accent sur le rôle pivot des associations qui prennent part dans la démocratie participative. Pendant ce temps, les partis politiques se sont mis à l’épreuve du terrain en se mobilisant avec des différentes sorties sur le terrain.Ainsi, plusieurs chefs de partis ont appelé à une large participation aux prochaines élections législatives, soulignant que le succès de ce rendez-vous contribuera, à coup sûr, au renforcement de la cohésion nationale et consolidera le front interne pour faire face aux complots internes et externes fomentés contre l’Algérie.

Les élections constituent le moyen le plus sûr pour opérer le changement Dans le même contexte, ils ont plaidé pour un discours politique qui rassemble les Algériens, resserre le rang national, relève le niveau de conscience collective et s’éloigne du discours subversif qui sème le désespoir, attise les désaccords et creuse les différences. Ces même partis ont exprimé leur satisfaction après la convocation du corps électoral, estimant que cela concrétise l’engagement du président de la République avec la classe politique et tout le peuple à renouveler les institutions élues dans le cadre d’une opération électorale régulière et transparente, conformément aux exigences de la démocratie consacrant la souveraineté du peuple. À cet égard, ils se sont engagés à œuvrer d’arrache- pied pour que les prochaines législatives consacrent la souveraineté populaire et aboutissent à une assemblée populaire largement représentative, bénéficiant d’une forte crédibilité et soutenue par une assise populaire très solide,  ajoutant que l’étape que traverse le pays nécessite l’engagement de tous les acteurs et la promotion de la pratique politique dans le but de renforcer les institutions de l’Etat. Pour ces formations politiques qui ont déjà entamé leurs préparatifs, cette élection devra concrétiser la stabilité sécuritaire et opérer un sursaut de développement socio-économique dans le cadre d’une transition démocratique sûre, à même de parachever les revendications et les aspirations du Hirak populaire à la réforme et au changement. Le rendez-vous du 12 juin vient ainsi concrétiser l’un des engagements que le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait pris lors de son élection à la magistrature suprême du pays en vue de l’instauration d’une nouvelle République débarrassée des corrompus et de la corruption. Ce nouveau rendez-vous électoral, le deuxième depuis son élection à la présidence de la République après le référendum sur la révision de la Constitution, intervient conformément à son engagement visant à moraliser la vie politique, à assurer le renouveau des institutions de l’Etat et à réhabiliter les instances élues. Il s’inscrit également en droite ligne avec les exigences de l’édification de l’Etat moderne et répond aux revendications du Hirak populaire. Réaffirmant sa détermination à œuvrer pour la réussite du scrutin du 12 juin prochain, le chef de l’Etat avait déjà assuré que ces élections «ne ressembleront en rien à celles organisées par les passé» et se tiendront «loin de l’argent sale». Lors du dernier Conseil des ministres, le président de la République avait insisté sur la nécessité de «proscrire, dans toutes les étapes du processus électoral, l’argent, sous toutes ses formes, notamment l’argent sale» pour garantir l’égalité des chances entre les candidats. Le Président Tebboune avait également mis l’accent sur la moralisation de la vie politique et le recours impératif aux commissaires aux comptes et comptables agrées issus des wilayas mêmes des candidats pour le contrôle minutieux des sources de financement. Le chef de l’Etat avait appelé, en outre, à la révision de la condition d’âge pour les jeunes candidats et au relèvement, à la moitié au lieu du tiers, de leur quota sur les listes électorales, ordonnant l’augmentation, au tiers, du quota des jeunes universitaires sur les listes électorales. Il avait souligné l’importance d’encourager la parité hommes-femmes sur les listes électorales afin d’abroger le système des quotas et la prise en compte du nouveau découpage administratif dans la répartition des sièges électoraux aux niveaux local et national, ainsi que la condition des signatures en faveur des candidats indépendants et des partis politiques. La loi organique relative au régime électoral vise la définition des principes fondamentaux et règles régissant le régime électoral, la concrétisation des principes constitutionnels d’indépendance et de neutralité de l’ANIE. Le texte évoque également la consécration de la démocratie, l’alternance au pouvoir et la moralisation de la vie politique, la garantie de la participation des citoyens et de la société civile à la vie politique et la garantie de libre choix, loin de toute influence matérielle. Selon de nombreux observateurs, l’une des réformes fondamentales dans cette loi a trait au changement du mode de scrutin à la représentation proportionnelle avec vote préférentiel sur une liste ouverte. «Autrement dit, il n’y a plus de hiérarchisation, il n’y a plus de tête de liste, l’électeur est libre de choisir le candidat qu’il préfère. Avec cette modification, les effets négatifs de l’ancienne loi s’estompent. On ne peut plus acheter ni des voix ni des places», ont-il soutenu, estimant dans ce contexte que l’ancien mode de scrutin avec des listes fermées a eu des conséquences néfastes et n’a pas permis l’émergence des élites quelles soient locales ou nationales. Par ailleurs, la nouvelle loi apporte beaucoup de nouveautés, dont l’interdiction des dons provenant des personnes morales, qu’elles soient publiques ou privées, mais surtout l’interdiction des dons provenant de l’étranger.

  1. Benslimane