Législatives du 12 juin: «Les préparatifs sont sur la bonne voie», souligne Belhimer

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Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer, a indiqué, hier, que l’organisation des prochaines élections législatives s’inscrit dans le cadre des réformes qui ont franchi des «étapes importantes», soulignant que les préparatifs pour la tenue de cette échéance sont sur «la bonne voie».

Dans un entretien accordé au site «ElMaqam Info», Ammar Belhimer a précisé que l’organisation des législatives du 12 juin prochain s’inscrit dans le cadre du «processus de réformes qui a franchi jusqu’ici des étapes importantes», affirmant que les préparatifs pour la tenue de cette échéance sont dans la bonne voie conformément au calendrier fixé à cet effet et à la nouvelle loi sur les élections, basée sur le vote proportionnel, le principe de parité et l’encouragement des jeunes à la participation», sous la supervision de l’Autorité nationale Indépendante des Elections (ANIE), qui «a démontré sa capacité à assurer l’intégrité et la transparence de ce scrutin». Il a souligné que la «grande affluence des jeunes» à la participation, «a surpris tout le monde et brouillé les cartes des ennemis de l’Algérie, et la réponse à tous leurs plans se fera à travers la construction d’institutions fortes par les enfants d’un seul peuple», ajoutant que le peuple algérien «prend ses décisions par lui même et critique les responsables directement sous couvert de la loi qui lui garantit la protection quand il s’agit d’évaluer le bon fonctionnement des institutions». Après avoir rappelé que, durant les années précédentes, l’Algérie avait été soumise à une «mauvaise gestion systématique qui a touché tous les domaines et secteurs, entraînant un effondrement quasi-total de l’économie et une fracture de confiance entre les citoyens et les responsables». Face à cette situation «catastrophique», le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a lancé dès son élection «une feuille de route sérieuse et objective fondée sur la restauration de l’autorité de l’Etat et de sa crédibilité, notamment aux niveaux régional et international, «en sus» de créer des institutions élues démocratiquement, de lutter contre la corruption, et d’aller vers la «diversification et le développement des ressources de l’économie nationale en valorisant les compétences et en consacrant l’équité», a souligné Belhimer. En dépit de la «conjoncture difficile accentuée par la pandémie du Coronavirus», le président de la République – a-t-il ajouté – «a pris une série de mesures audacieuses, notamment celles liées à la poursuite par l’Etat de son rôle social de soutien aux citoyens, à l’instar de l’augmentation du salaire national minimum garanti (SNMG) et de l’allocation allouée aux personnes aux besoins spécifiques». Le ministre a également expliqué que «la cohésion observée actuellement entre les autorités et les autres institutions dont les partis politiques, les associations, les organisations, les organisations syndicales et les institutions médiatiques», est le fruit de «l’adhésion de tous à la feuille de route du Hirak populaire authentique et béni», soulignant que cette «entente dérange les parties pour qui la défense de l’intérêt national est synonyme de courtisanerie et de flagornerie envers le pouvoir et les citoyens». «Si l’on n’a pas fait cas de ces voix c’est pour une seule raison, nous connaissons leur source et les parties qui les financent pour cibler la cohésion nationale». Différentes sources «ont confirmé l’implication de parties étrangères dans l’instrumentalisation du Hirak pour déstabiliser l’Algérie», a-t-il soutenu, ajoutant que ces mêmes parties usent de tous les moyens pour «atteindre leurs objectifs destructifs», notamment via la guerre électronique pour «tromper l’opinion publique, dénaturer les vérités et semer la discorde dans les rangs des citoyens». «Les services de sécurité ont mené des opérations qui se sont soldées par l’arrestation d’individus et de groupes subversifs agissant sous les ordres des sanguinaires résiduels impliqués dans la décennie noire et les séparatistes financés par les ennemis connus de l’Algérie», a-t-il poursuivi. «Tous les dispositifs de sécurité sont mobilisés pour mettre en échec ce que le président de la République avait qualifié de contre-révolution menée par les résidus de la Issaba (bande) qui œuvrent à semer la confusion au sujet des projets de réforme qu’il a engagés», a souligné Belhimer, ajoutant que «les déclarations du Président Tebboune et ses discours constituent un message clair aux tentatives ignobles de porter atteinte à la souveraineté de l’Algérie et à l’unité de son peuple». Et d’ajouter : «les dispositifs de sécurité et à leur tête l’institution de l’Armée nationale populaire (ANP) œuvrent sur le terrain à mettre en échec toute tentative visant à ébranler la stabilité et la sécurité de l’Algérie». S’agissant des critiques concernant l’action du Gouvernement, le ministre a estimé que «c’est un signe de bonne santé que l’action de tout gouvernement soit exposé à l’évaluation et aux critiques», notamment si elles interviennent «dans le cadre des mécanismes y afférents et des règles de la liberté d’expression et de respect de l’opinion d’autrui». Quant à la situation prévalant sur le plan social, le ministre a rappelé que «le Gouvernement déploie des efforts importants pour la mise en œuvre des orientations du président de la République liées à l’amélioration des conditions de vie des citoyens», notant que le Gouvernement «n’a eu de cesse de souligner que le dialogue avec les différents partenaires sociaux est la voie idoine pour soutenir la paix sociale, une condition sine qua non à la réalisation du développement économique escompté». Après avoir affirmé «la légalité de pratiquer le droit syndicat garanti par la loi», Belhimer a révélé que «des organisations syndicales non agréées et des parties hostiles à l’Algérie sont derrières certaines de ces protestations». Il a réitéré, dans ce sens, l’appel du Gouvernement à faire preuve de conscience et de vigilance et à ne pas se laisser entraîner par les appels subversifs menaçant la paix sociale et la stabilité du pays». «La réalité de la liberté de la presse en Algérie est bien meilleure que ce que nous observons dans des sociétés qui se prétendent démocratiques», a-t-il observé, avant d’ajouter :  que la liberté «c’est d’exercer son droit dans la dignité et non comme le désirent certaines parties manipulées de l’étranger qui tentent de porter atteinte aux institutions de l’Etat». Il a estimé, en outre, que la liberté d’expression consiste «à transmettre les préoccupations des citoyens, quelles qu’elles soient et où qu’ils soient, en toute transparence à l’effet de les prendre en charge, loin de l’exploitation des problèmes des citoyens pour servir des intérêts personnels étroits.

L’Algérie assume pleinement son rôle envers toutes les causes justes Au plan international, le ministre a affirmé que «l’Algérie assume pleinement son rôle envers toutes les causes justes», une position exprimée au sein des différentes organisations telles que l’Organisation des Nations unies (ONU), la Ligue des Etats arabes, l’Union africaine (UA) et l’Organisation de la coopération islamique (OCI), rappelant que l’Algérie avait appelé à «la tenue d’une réunion d’urgence de l’Assemblée générale de l’ONU pour examiner l’arrêt de l’agression israélienne contre les Palestiniens». Ammar Belhimer a souligné, à ce propos, que la position de l’Algérie à l’égard de la cause palestinienne «est connue par tous et n’a pas besoin d’être réaffirmée». «Comme à son accoutumée, l’Algérie était parmi les premiers pays à dénoncer l’agression israélienne raciste et extrémiste contre  les Palestiniens depuis le début de l’attaque israélienne contre la bande de Ghaza», a encore souligné le ministre rappelant que «la résistance est un droit légitime reconnu par toutes les constitutions et les chartes». «De nombreux médias libres et intègres connaissent parfaitement le rôle de l’Algérie concernant ce qui se passe en Palestine tandis que les médias des pays partisans de la normalisation, nous ne pouvons attendre d’eux d’apprécier le rôle de notre pays ni d’en faire une analyse objective, mais plutôt de ternir l’image de notre initiative et de nos positions constantes», a-t-il déploré. Au sujet du dossier de la Mémoire Algérie-France, le ministre s’est dit convaincu que «la criminalisation de l’acte de colonialisme est une condition sine qua non préalable pour jouir d’une indépendance entière et constante».

Kamel Aderdouche / Ag.