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lundi, août 15, 2022
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Les lendemains qui déchantent

 

L’année 2017 s’annonce très difficile et au vu des grandes lignes de la loi de finances-2017, il faudra que le peuple se serre davantage la ceinture avec les augmentations annoncées. Passons sur le tabac, le carburant, le timbre du passeport (qui passe à la somme incroyable de 6 millions de centimes!), mais c’est le reste, c’est-à-dire ces produits indispensables dits de première nécessité et qui affichent déjà une majoration chez des commerçants peu scrupuleux, et ce, bien avant le début de l’année. Ainsi, la farine, le beurre, les œufs, la semoule, les pâtes, l’huile et le café ont tous vu leurs prix augmenter chez l’épicier du coin. Même le sachet de lait vendu 25 DA, est cédé à 40, la facture de l’usine (privée) faisant foi. Ce sont là les conséquences d’une économie rentière qui a longtemps compté sur les seuls revenus pétroliers pour faire tourner la machine nationale. Nous sommes loin de ces rappels à coups de dizaines de millions de centimes à l’égard des enseignants et des fonctionnaires du temps de la splendeur du baril. Aujourd’hui, après le brutal réveil, voilà les pouvoirs publics obligés de taxer à tout-va pour que les caisses de l’Etat ne se vident pas. Nous avons donc vécu sur nos rentes sans songer un instant à varier la production nationale et la libérer ainsi de la dépendance des hydrocarbures. Ainsi, des secteurs comme l’agriculture, le tourisme, l’énergie solaire, la petite et moyenne entreprise, n’ont fait l’objet d’aucun changement ni plan de relance parce que confortés sans doute par la manne pétrolière que nous crûmes intarissable et éternelle. Aujourd’hui, confrontés à la dure réalité, nous essayons de corriger le tir en tentant de développer ces secteurs longtemps oubliés? Est-ce possible maintenant que l’argent manque et que leur relance nécessite quand même de sérieux investissements? Les experts et autres économistes chevronnés attestent que les chances de s’en sortir sont encore intactes. A condition de solliciter des technocrates et des spécialistes du domaine. La relance économique n’est pas l’affaire des politiques.

T.Dj.

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