Libye: 50.000 Libyens déplacés suite à l’agression contre Tripoli selon  l’ONU

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A fighter loyal to the internationally recognised Government of National Accord (GNA) fires his weapon during clashes with forces loyal to strongman Khalifa Haftar south of the capital Tripoli's suburb of Ain Zara, on April 25, 2019. (Photo by FADEL SENNA / AFP) (Photo credit should read FADEL SENNA/AFP/Getty Images)

Le porte-parole de l’ONU,  Stephane Dujarric, a affirmé que plus de 50 000 Libyens ont été forcés à  quitter leurs foyers à Tripoli suite à l’agression menée depuis le 4 avril  dernier par les troupes de Khalifa Haftar contre la capitale libyenne, ont rapporté samedi des médias locaux.    

S’appuyant sur les données de l’Organisation internationale pour les  migrations (OIM), M. Dujarric a indiqué vendredi que les combats acharnés  en cours dans la capitale libyenne ont provoqué le déplacement de plus de de 50 000 personnes, dont la plupart cherchent à trouver refuge chez leurs  parents, tandis que 29 abris publics en service hébergent environ 2.750 habitants, ont indiqué les mêmes sources.

Exprimant, à l’occasion, les « vives préoccupations » de l’Onu quant aux  conséquences de ces combats « acharnés » dans le sud de Tripoli sur les civils, M. Dujarric a déploré les informations faisant état de  « l’utilisation extensive des frappes aériennes et des tirs de barrage de roquettes » par les troupes de Haftar contre des cités résidentielles de la  capitale.

« Actuellement, environ 32.000 personnes ont pu être couvertes par l’aide  humanitaire », a fait savoir M. Dujarric, ajoutant que plus de 3.400 réfugiés et migrants ont été  coincés dans des centres d’hébergement qui sont déjà ou presque exposés aux  combats.

Le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour la Libye,  Ghassan Salamé, poursuit ses efforts en contactant les différentes parties  prenantes dans l’optique d’apaiser les tensions, a poursuivi le porte-parole, alors que le Conseil de sécurité peine à adopter une  résolution proposée par la Grande Bretagne prévoyant un cessez-le-feu et la mise en place d’un dispositif humanitaire pour venir en aide aux  populations.

Mercredi, Salamé a rencontré le président du Conseil présidentiel du  Gouvernement d’union nationale libyen (GNA), Fayez al-Sarraj, ainsi que des  représentants locaux, exprimant le soutien total de l’Onu pour aider les civils touchés par l’agression des troupes de Khalifa Haftar contre Tripoli  où siège le gouvernement d’union nationale reconnu par la communauté internationale.

La capitale libyenne a été agressée depuis le 4 avril dernier par des  troupes de Khalifa Haftar venues de l’Est du pays pour s’emparer de Tripoli  au moment où d’intenses préparatifs avaient été menés par l’Onu pour tenir une conférence de réconciliation nationale à Ghadamès à la mi-avril.  Celle-ci avait été alors suspendu par l’Envoyé spécial de l’Onu en Libye, Ghassan Salamé, dénonçant des « bombardements aveugles contre des civils ». Depuis le début de l’agression, ils sont 345 personnes qui ont été tuées  et 1.652 autres blessées, selon un bilan de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) datant du 28 avril2019.

L’assaut contre Tripoli est inacceptable affirme le ministre turc des Affaires étrangères

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut  Cavusoglu a soutenu qu’en Libye, « Haftar est passé à l’attaque dans une  période marquée par le lancement des conférences et l’assaut contre Tripoli  n’est pas un fait que nous pouvons accepter », a rapporté vendredi la presse locale.

« En Libye, Haftar est passé à l’attaque dans une période marquée par le  lancement des conférences et l’assaut contre Tripoli n’est pas un fait que  nous pouvons accepter », a souligné M. Cavusoglu lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue paraguayen Luis Alberto Castiglioni à  Ankara.

La capitale libyenne a été agressée depuis le 4 avril dernier par des  troupes de Khalifa Haftar venues de l’Est du pays pour s’emparer de Tripoli  alors que d’intenses préparatifs avaient été menés par l’ONU pour tenir une conférence de réconciliation nationale à Ghadamès à la mi-avril. Celle-ci  avait été alors suspendu par l’Envoyé spécial de l’Onu en Libye, Ghassan Salamé, dénonçant des « bombardements aveugles contre des civils ». « Nous ne soutenons aucune partie », a-t-il ajouté, alors  que « certains affirment que Haftar lutte contre le terrorisme néanmoins les organisations terroristes attaquent le gouvernement d’union nationale » (GNA) reconnu par la communauté internationale.  

Dimanche dernier, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a condamné lors  d’un entretien téléphonique avec le président du Conseil présidentiel du GNA, Fayez al-Sarraj, l’attaque menée depuis début avril par les troupes de  Khalifa Haftar contre Tripoli, dénonçant un « complot qui vise la Libye et sa stabilité ». Selon le compte rendu diffusé par le bureau d’information du président du  Conseil présidentiel du GNA, via sa page officielle Facebook, le président turc a déclaré que son pays « se tiendra fermement aux côtés des Libyens et soutiendra le gouvernement légitime représenté par le gouvernement d’union  nationale », ont ajouté les mêmes sources. M. Erdogan a souligné, lors de cette conversation téléphonique avec Fayez al-Sarraj, qu' »il n’y a pas de solution militaire à la crise libyenne et que la voie politique reste le seul moyen de construire l’Etat civil auquel  aspirent tous les Libyens », ont poursuivi les mêmes médias.

Le président turc a assuré, en outre, que son pays utiliserait « tout son  potentiel pour empêché le complot contre la Libye et son peuple », précisant  qu’il apprécie « le rôle joué par le GNA face à cette agression ». « L’armée libyenne défend la capitale et le choix du peuple libyen d’un  Etat civil et continuera à se battre jusqu’à ce que les forces agressives se retirent et reviennent vers leur lieu d’origine », a soutenu encore M.  Erdogan. Depuis le début de l’agression des troupes de Haftar contre Tripoli, 345 personnes ont été tuées au 28 avril, et 1.652 autres blessées, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

A.S