Liste d’attribution de logements à Bouira: Colère et indignation répandues dans différentes rues de la ville

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Pour le cinquième jour consécutif, les manifestations ont été renouvelées par des non bénéficiaires de logements sociaux dans la ville de Bouira. La vague de colère et d’indignation se sont répandues dans différentes rues de la ville, c’est à dire au niveau de la cité des 140 Logements, le quartier Zerrouki, le quartier Château d’eau, la cité des 1100 Logements, les quartiers de la rue colonel Amirouche ex rue Foch, Aïssat Idir ex rue de France, quartier de Ras Bouira et les bourgs Ouled Bouchia et Ouled Bellil, où se sont impliquées des dizaines de demandeurs de logements dont les noms n’étaient pas inclus dans la liste des bénéficiaires des 823 logements sociaux qui a été affichée le 6 avril dernier.

Ainsi, certains axes routiers ont été fermés, des échauffourées entre les forces de l’ordre et les manifestants ont éclaté. Les forces de l’ordre par moments ont eu recours aux bombes lacrymogènes, afin de disperser les contestataires en furie. Les manifestants se sont rassemblés également devant le siège de la wilaya, pour demander au wali d’annuler cette liste qu’il jugent entachée d’irrégularité flagrantes donc injuste selon beaucoup de citoyens qui n’a pas trouvé son nom sur la liste d’attribution des logements sociaux. Ainsi, les exclus demandent aux autorités de reconsidérer cette liste, car selon les mécontents, celle-ci a «été préparée sans tenir compte des normes autorisées, et que la commission s’est plutôt appuyé sur le favoritisme, la parenté, le beni-amisme et des citoyens rencontrés nous ont déclaré même de droit de cuissage, le piston et d’autres critères honteux donc irréguliers. «Les manifestants ont aussi déploré le fait de trouver des noms sur la liste, de personnes qui ne remplissent pas les conditions requises, Les citoyens font références à des «célibataires, des jeunes de moins de 25 ans et des enfants des salariés et des personnes nouvellement arrivées à Bouira donc qui ne remplissent pas du tout le critère d’anciens habitants de la ville de Bouira, des personnes parachutées d’autres villes pour ne pas dire des autres wilaya tandis que les chefs de famille et les personnes à faible revenu étaient privés de ce bénéfice.» s’en sont-ils plaint.

En attendant, les autorités de wilaya ont ouvert une aile dans le parking du siège de la wilaya afin de recevoir les recours mais comme l’ont si bien dit les citoyens de Bouira ce genre de procédures c’est-à-dire les recours dans notre pays c’est de la poudre aux yeux ils n’aboutissent jamais et seront carrément détruits et ont appelé les exclus de la liste à intenter une action en justice. Alors que le téléphone du maire était toujours en dehors de la zone de couverture d’ailleurs tous les responsables au niveau de la wilaya de Bouira sont pointés du doigt et demandent leur départ, même les citoyens qui ne sont pas concernés par le problème du logement sont unanimes et reconnaissent pour dire que jamais de mémoire de Bouiris une telle liste n’a défrayé la chronique et n’a soulevé un tollé général comme celle-ci, une commission inique, une commission de la honte qualifiée par toute la population de Bouira suite à la lecture des noms qui y figure tout le monde à Bouira demande l’annulation pure et simple de cette mascarade, ainsi que l’envoi d’une commission des ministères de l’Habitat et celui de l’Intérieur pour enquêter et sévir. Par ailleurs, vendredi soir, des affrontements se sont produits entre les services anti-émeute de la police et des citoyens qui n’ont pas bénéficié de logements sociaux.

C’est au niveau de la cité des 140 Logements qui se situe dans la partie ouest du chef-lieu de Bouira. Au cours des affrontements, les jeunes manifestants ont lancé des pierres et des projectiles en direction des forces de l’ordre qui ont répliqué en utilisant des bombes lacrymogènes, afin de les disperser. Les affrontements se sont poursuivis tard dans la nuit, malgré l’arrestation de plus d’une dizaine de jeunes protestataires et l’observation de nombreux blessés des deux parties.