Marché immobilier en Algérie: La demande d’achat et de location à fortement baissée

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Des conséquences négatives ont eu lieu sur le marché immobilier en Algérie, car la demande d’achat et de location de biens immobiliers a diminué, et les sociétés de promotion immobilière ont enregistré un fort recul sur la demande de leurs appartements haut de gamme, depuis mars 2020, à un rythme très inquiétant.

«L’ère des prix fous de l’immobilier en Algérie est terminée, après la crise que vit actuellement le marché de l’immobilier», a résumé Nordine Menaceri, président de la Fédération nationale des agences immobilières (FNAI), dans des déclarations à des médias. «L’année 2022 sera une année de vie ou de mort (pour les agences immobilières, Ndlr), après deux années caractérisées par une baisse des achats et des ventes, à l’exception du renouvellement de certains contrats de bail. Sans oublier que 2019 a également été très difficile car elle a coïncidé avec la période du mouvement populaire du Hirak. Donc, on parle de 3 ans de stagnation immobilière que l’on peut considérer comme une bulle immobilière», a-t-il ajouté.

Menaceri a expliqué que «les effets dont on peut parler dans la situation actuelle sont la baisse du prix de l’immobilier, une baisse notable et la disparition de ces prix très chers et exagérés d’avant-crise de la Covid-19. Le prix d’un appartement F3 oscille désormais entre 15 millions de dinars (1,5 milliard de centimes) et 30 millions de dinars (3 milliards de centimes) dans la capitale, en moyenne, entre les quartiers chers et les moyens.

Selon le même professionnel, il s’agit de prix raisonnables, tandis que le loyer par mois dans un appartement F3 équivaut à 30 000 DA (3 millions de centimes). Cependant, sur l’avenir du marché immobilier en Algérie, le président de la FNAI a estimé qu’«aujourd’hui, il n’est pas possible de faire une quelconque prévision du marché immobilier en Algérie lors de la prochaine étape, tant l’incertitude et l’ambiguïté restent entourant le marché, bien que les indicateurs de prix suggèrent une baisse des prix à l’avenir, compte tenu des nouveaux projets de logements attendus et du lancement du processus de distribution des logements construits par l’État bientôt, qui augmentera la taille de parc de logement, comme le prix de l’immobilier en Algérie et dans toutes les régions du monde est régie par la loi de l’offre et de la demande».

Les observateurs du marché immobilier ont mis en garde, ces dernières années, contre les risques d’une bulle immobilière en Algérie, en raison de l’expansion de l’achat immobilier comme moyen d’investissement et de la thésaurisation de l’argent, de fait que le marché du logement est considéré comme un investissement sûr et rentable dans de courtes périodes de temps, et non à la recherche d’une maison.

Aux yeux des Algériens, l’investissement immobilier est rentable depuis des décennies, surtout dans la période post-décennie noire des années 90, lorsque l’augmentation rapide de la population s’est accompagnée d’une hausse des prix de l’immobilier, compensée par une diminution du niveau des risques grâce à la stabilité de l’économie nationale due à la hausse des revenus énergétiques. Selon plusieurs courtiers et intermédiaires dans l’immobilier, il est impossible d’obtenir un logement dans les mégapoles en dessous de 11 millions de dinars (1 milliard et 100 millions de centimes), alors que le prix moyen d’une villa est de 25 millions de dinars (2,5 milliards de centimes), des prix exorbitants, vu les salaires trop modeste en Algérie.

L’indication peut-être la plus importante que le marché immobilier en Algérie a traversé un état de stagnation sans précédent est la baisse remarquable de l’activité des notaires immobiliers, qui ne concerne pas uniquement les opérations d’enregistrement des actes liées à la propriété, mais toutes les autres opérations telles que la constitution de sociétés, les hypothèques, l’édition des contrats de cession de propriété immobilière et de locaux commerciaux. La baisse de l’activité des notaires est un indice fort de la stagnation du marché immobilier, en premier lieu, en raison de la pandémie de la Covid-19 avec l’application des mesures de confinement, ce qui a ralenti les transactions économiques et commerciales.

M.W. B.

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