Ouyahia rencontrera ce jeudi le patronat et l’UGTA: La rentrée sociale et la prochaine tripartite au menu

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Photo : Slimane Lotfi ©
 
Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, devrait rencontrer ce jeudi les organisations patronales et l’UGTA dans un premier contact en vue de préparer les prochaines échéances qui s’annoncent cruciales pour l’avenir du pays, en premier lieu la rentrée sociale et les élections locales.
Il s’agit pour le nouveau locataire du palais du gouvernement de prendre le pouls des partenaires économiques et sociaux afin de se concerter sur les dossiers de l’heure et se mettre d’accord sur l’ordre du jour de la tripartite prévue le Dans une conjoncture socio-économique marquée par de nombreux défis, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a saisi l’opportunité de la commémoration de la journée du Moudjahid, pour appeler le gouvernement et ses partenaires sociaux et économiques à la solidarité, la mobilisation et à l’unification des rangs afin de « mener à bien la bataille du développement et préserver l’indépendance financière de l’Algérie et de sa souveraineté sur le plan économique ».
Dans son message, le chef de l’Etat a relevé que le gouvernement et ses partenaires sociaux et économiques « doivent donner l’exemple à notre peuple, par la solidarité, la mobilisation et l’unification des rangs afin que notre pays puisse investir de manière constructive dans les différentes capacités et potentialités de ses enfants », affirmant que « mener à bien la bataille du développement dans une conjoncture marquée par de multiples pressions extérieures et principalement par une chute vertigineuse des cours du pétrole depuis 3 ans, exige de tous les Algériens et Algériennes, quels que soient leurs postes et fonctions, de mettre à profit tous les atouts et toutes les capacités pour relever ce défi ».
Il a estimé, en outre, que le développement, la souveraineté et l’indépendance ainsi que toutes les valeurs de notre septembre prochain à Ghardaïa
Ceci intervient au moment où le prédisent de la République, Abdelaziz Bouteflika, vient d’exhorter le gouvernement et ses partenaires à privilégier la voie du dialogue et de la concertation autour des questions socio-économiques du pays.
Pour le chef de l’Etat, le consensus et l’unification des forces ont constitué « l’objectif principal de mon parcours politique que j’ai eu l’honneur de mener avec vous tout au long de ces années, en commençant par la concorde civile et en passant par la réconciliation nationale, deux options qui ont permis de rétablir la quiétude dans notre pays et d’accomplir de nombreuses réalisations sur tous les plans, au service du peuple algérien ».
Ainsi, le gouvernement, le patronat et l’UGTA, étant les trois acteurs majeurs et complémentaires du processus de développement socio-économique, sont tenus de faire montre d’un haut degré de coordination avec un esprit de consensus national sur les questions économiques et sociales, comme cela a été évoqué par le président de la République.
Cela a été concrétisé à travers deux instruments, à savoir la tripartite et le pacte national économique et social de croissance. Le premier est un mécanisme de dialogue entre le gouvernement et ses partenaires économiques sociaux, mis en place en 1991, qui se réunit régulièrement pour rapprocher les points de vue, définir les priorités et travailler ensemble pour atteindre les objectifs fixés.
Ce cadre de négociation a été salué comme un modèle par l’Organisation internationale du travail (OIT). Une rencontre entre le gouvernement et ses partenaires économiques et sociaux (UGTA et patronat) s’est tenu le 30 juillet dernier à Alger pour examiner ensemble les points à soumettre à l’ordre du jour de la prochaine tripartite.
Lors de cette rencontre, il a été convenu qu’elle se tiendrait le 23 septembre à Ghardaïa. La réunion de la Tripartite sera l’un des dossiers prioritaires qu’aura à traiter le nouveau Premier ministre, Ahmed Ouyahia, eu égard à l’importance que revêt le dialogue social dans la mise en œuvre cohérente et concertée des réformes économiques et sociales.
Le second instrument, le pacte national économique et social de croissance est basé sur la volonté du président de la République de promouvoir la concertation afin d’atteindre l’épanouissement économique et mettre l’Algérie à l’abri de la crise financière.
Ce pacte a notamment fixé parmi ses objectifs, l’accélération du processus de réformes économiques, le développement industriel, l’amélioration du climat d’affaires, le développement du système de santé et de la protection sociale, l’accès au travail et l’amélioration du pouvoir d’achat, ainsi que la sécurité énergétique et l’adéquation du système de formation avec les besoins de l’entreprise.
Dans le cadre du pacte, l’UGTA s’est engagée à contribuer à un climat économique et social favorable et à mobiliser les travailleurs en faveur de la compétitivité de la production nationale et de la stabilité sociale. De leur côté, les employeurs se sont engagés à promouvoir une économie de production en respectant la législation et en préservant la santé au travail, à contribuer à la lutte contre le chômage et à mettre en adéquation la formation avec le marché du travail.