Palestine: La journaliste Shireen Abou Akleh tuée par l’armée sioniste

0
195

La présidence palestinienne a condamné, ce mercredi, l’assassinat par les forces d’occupation sioniste de la correspondante d’Al Jazeera, Shireen Abu Akleh, dans le camp de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie occupée. Shireen Abu Akleh, une des plus connues de la chaîne Al Jazeera, a été tuée dans la matinée par un tir de l’armée d’occupation sioniste alors qu’elle couvrait des affrontements dans le secteur de Jénine en Cisjordanie occupée, avait rapporté l’agence palestinienne de presse Wafa et des médias citant le ministère palestinien de la Santé et la chaîne Al Jazeera.

Un autre journaliste, Ali al-Samoudi, a été blessé lors de ces affrontements, ont indiqué des sources hospitalières et médiatiques sur place. La présidence tient l’occupation sioniste «pleinement responsable» de ce «crime odieux», soulignant que «cela fait partie de la politique quotidienne menée par l’occupation contre notre peuple, sa terre et ses lieux saints». Ce crime, a ajouté la présidence et la blessure d’un autre journaliste Ali Samoudi, «fait partie de la politique de l’occupation consistant à cibler les journalistes pour masquer la vérité et commettre des crimes en silence». Pour sa part, Al Jazeera a affirmé que Shireen Abu Akleh a été tuée «de sang-froid» par les forces d’occupation. «Al Jazeera condamne ce crime odieux, qui a pour objectif d’empêcher les médias de faire leur travail», a indiqué la chaîne qatarie, appelant la communauté internationale à «tenir pour responsables les forces d’occupation israéliennes pour avoir intentionnellement ciblé et tué Shireen», qui a reçu une balle «au visage». Le décès de la journaliste Shireen Abu Akleh intervient près d’un an jour pour jour après la destruction de la tour où étaient situés les bureaux de la chaîne qatarie dans la bande de Ghaza, lors d’une frappe aérienne sioniste.

Large condamnation internationale L’assassinat de la journaliste Shireen Abou Aqleh, par un tir de l’armée d’occupation sioniste alors qu’elle couvrait des affrontements dans le camp de Jénine en Cisjordanie occupée, suscite de vives condamnations palestiniennes et de la communauté internationale. Shireen Abou Akleh, 51 ans, une des plus connues de la chaîne Al Jazeera, pour avoir porté courageusement la voix des Palestiniens, a été tuée par un tir de l’armée sioniste dans le camp de Jénine. A cet effet, la présidence palestinienne, les médias officiels, les institutions et les organisations des droits de l’homme ont condamné ce crime «odieux», tenant l’occupation sioniste «pleinement responsable». L’assassinat d’Abou Aqleh et la blessure de son collègue Ali Samoudi, a ajouté la présidence, «fait partie de la politique quotidienne menée par l’occupation contre notre peuple, sa terre et ses lieux saints», ciblant aussi les journalistes pour masquer la vérité et commettre des crimes en silence. Qualifiant de «triste jour en Palestine», le Comité exécutif de l’OLP a noté de son côté, que «le crime de faire taire la parole est une fois de plus commis, et la vérité est assassinée par les balles de l’occupation». Dans le même contexte, le Premier ministre Mohammad Shtayyeh a condamné le meurtre de la journaliste, affirmant qu’elle avait été tuée alors qu’elle s’acquittait de son devoir de journaliste en documentant les crimes sionistes horribles contre les palestiniens. Le ministre palestinien des Affaires étrangères, Riadh al-Maliki, a lui, accusé l’entité sioniste d’avoir tiré «intentionnellement et délibérément» sur Abou Akleh et son collègue Samoudi, qui a également reçu une balle dans le dos au même moment, et qui est actuellement hospitalisé, affirmant que la fusillade «est une mise en œuvre» de la politique sioniste qui a donné le feu vert à ses soldats pour tirer et tuer des Palestiniens. En outre, le superviseur général des médias officiels, Ahmad Assaf, a déclaré que cet assassinat faisait partie de la politique de ciblage des médias palestiniens, et que «l’occupation vise à partir de ce crime à effacer la vérité et à faire taire la voix de la vérité, afin de commettre ses crimes en silence». Le ministère de l’Information et le Syndicat des journalistes palestiniens, ainsi que plusieurs autres responsables et organisations palestiniens, ont également fermement condamné le meurtre d’Abou Akleh.

Violation flagrante du droit international humanitaire L’assassinant de la journaliste Abou Aqleh a également été dénoncé par la Jordanie, l’Organisation de la coopération islamique (OCI), et le Qatar entre autres. Doha a condamné le crime dans les termes «les plus forts», le qualifiant de «violation flagrant» du droit international humanitaire et une atteinte à la liberté des médias et d’expression et au droit des peuples à accéder à l’information. Pour la Ligue des Etats arabes, les autorités d’occupation portent l’entière responsabilité de ce crime odieux, appelant à «une responsabilité internationale et la poursuite de ses auteurs devant les instances judiciaires internationales compétentes pour crime de guerre et violation grave des règles du droit international». Dans ce contexte, l’envoyé des Nations unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, Tor Wencesland, a appelé à une enquête «immédiate et approfondie» sur l’assassinat de la journaliste Abou Akleh et à ce que les responsables soient tenus responsables, ajoutant que «les travailleurs des médias ne devraient jamais être pris pour cible». L’Union européenne (UE) et le Royaume unis se sont dits «choqués» par le meurtre de la journaliste Abou Akleh. La coordonnatrice résidente et humanitaire des Nations unies en Palestine, Lynn Hastings a dit sur twitter qu’alors l’ONU commémorait, ce mercredi, la liberté de la presse mondiale à Ghaza, «la journaliste palestinienne a été tuée hier matin en couvrant les affrontements entre les forces d’occupation et des jeunes Palestiniens à Jénine». Condamnant l’assassinat «de sang-froid», et le meurtre «odieux et flagrant» de sa correspondante, le réseau de médias Al Jazeera  basé au Qatar, a dénoncé le ciblage de la journaliste à balles réelles « alors qu’elle accomplissait son devoir de journaliste. Shireen Abou Aqleh, 51 ans, a succombé à ses blessures à l’hôpital après avoir été touchée par balle réelle. Elle avait travaillé pour des sites Web, dont Radio Palestine, Aman Satellite Channel, avant de rejoindre Al Jazeera en 1997. Au cours du mois d’avril dernier, le Comité de soutien aux journalistes, un organisme indépendant basé à Beyrouth qui s’occupe des affaires des journalistes arabes, avait fait état de 57 violations sionistes contre des journalistes palestiniens dans les territoires occupés, outre «l’arrestation, la détention et la convocation de 11 journalistes, la prolongation de la détention et l’émission d’un jugement de détention administrative pour quatre journalistes, ainsi que l’intensification des enquêtes avec quatre journalistes détenus».

LAISSEZ UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here