Panama: Le social-démocrate Laurentino Cortizo élu président

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©Bienvenido Velasco/EPA/MAXPPP - epa07549561 Presidential candidate Laurentino Cortizo of the Democratic Revolutionary Party speaks to media after voting in Panama City, Panama, 05 May 2019. Panamanians go to the polls to choose their new authorities in the sixth elections since in 1989 democracy was restored in the country. EPA-EFE/Bienvenido Velasco

 

Le tribunal électoral du Panama a proclamé  dimanche soir le social-démocrate Laurentino « Nito » Cortizo nouveau  président pour un mandat unique de cinq ans, élu de justesse face au candidat de droite Romulo Roux.

Avec les bulletins dépouillés dans 92,51% bureaux de vote, le tribunal  électoral a estimé que la tendance était « irréversible », en dépit de l’avance de seulement 2% de M. Cortizo sur M. Roux.  

Le social-démocrate a recueilli 33,08% des voix, contre 31,06% pour son  adversaire de droite, soit une différence de moins de 40.000 votes, selon  la même source. Après plusieurs heures de suspense, le tribunal électoral du Panama a  proclamé l’élection du social-démocrate pour un mandat unique de cinq ans. Avec les bulletins dépouillés dans 92,51% des bureaux, le tribunal  électoral a estimé que la tendance était « irréversible », en dépit de

l’écart de moins de 40.000 voix entre les deux candidats de tête. Le  social-démocrate a recueilli 33,08% des voix, contre 31,06% pour son adversaire de droite.

Les deux hommes étaient loin devant le candidat indépendant Ricardo  Lombana (19,34%), qui avait fait de la lutte contre la corruption son  cheval de bataille.

« Nous avons gagné », avait déclaré auparavant M. Cortizo en sortant d’une  réunion avec son adversaire et les juges du Tribunal électoral. De son côté, Roux n’avait pas concédé sa défaite, prolongeant d’une bonne heure  l’attente de la proclamation des résultats.

Il s’agit d’une élection à un seul tour: le vainqueur est le candidat  arrivé en tête, quel que soit le nombre de voix et le pourcentage du corps  électoral qui le soutient, pour prendre la tête de ce petit pays centraméricain marqué par le scandale des « Panama Papers » et une corruption  endémique.

Sur les sept candidats en lice pour un unique mandat de cinq ans à la  présidence, « Nito » Cortizo, 66 ans, candidat du Parti révolutionnaire démocratique (PRD), faisait figure de favori.

  1. Cortizo était ministre de l’ancien président Martin Torrijos  (2004-2009), et avait démissionné pour cause de désaccord sur le Traité de  libre-échange avec les Etats-Unis. Il promet de porter ses efforts sur l’amélioration de l’éducation, la réforme de l’Etat, la dynamisation de  l’économie et la lutte contre la pauvreté et les inégalités.

 Trois ans après la révélation des « Panama Papers », le pays n’a toujours  pas réussi à se défaire de son image sulfureuse de paradis fiscal, et n’a  pas été épargné par le scandale des pots-de-vin distribués par le groupe brésilien de travaux publics Odebrecht.

 

 Ahsene Saaid /Ag