Rahabi: « L’incarcération des corrupteurs est une bonne chose…la récupération de l’argent volé est très importante »

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Abdelaziz Rahabi, diplomate et ancien ministre de la culture et de la communication. Ph :Fateh Guidoum / PPAgency

 

L’ancien ministre de la Communication, Abdelaziz Rahabi a indiqué que la conférence politique, qui se tiendra samedi prochain, visera à trouver un consensus pour une sortie de crise.

Pour ce faire, l’ancien diplomate algérien a proposé un certain nombre de mécanismes, entre autres la garantie de la crédibilité de l’instance qui sera chargée d’organisation et de surveillance des élections durant toutes les étapes du processus dans la mesure où les institutions de l’Etat sont dépourvues de légitimité. De l’avis d’Abdelaziz Rahabi, la réussite de cette initiative commune qui regroupe partis politique, société civile passe par un consensus de la part de toutes les parties de dialogues, y compris le pouvoir qui est appelé, selon lui, à prendre des mesures d’apaisement à même de redonner confiance aux citoyens. Selon l’ancien ministre des Affaires étrangères, “sans écouter l’autre, ne pas préparer un climat et ne pas donner des garanties il sera quasi impossible d’organiser des élections dans six mois”. Par ailleurs, il a fait savoir que des mécanismes efficients pour résoudre la crise et c’en prenant en considération les revendications du mouvement populaire. Le coordinateur de la conférence nationale du dialogue a affirmé que les partis de l’opposition avaient donné leur accord de principe pour y prendre part car il y a une conviction que l’Algérie est devant une étape cruciale et que le peuple veuille une solution à la crise. S’agissant des revendications du peuple, l’interlocuteur a estimé qu’elles sont claires, à savoir l’instauration d’un système démocratique, la lutte contre la corruption et le contrôle de l’argent public. Selon lui, c’est aux partis, à l’élite et au pouvoir de proposer un contenu politique pour concrétiser ce système à travers l’urne dont le dernier mot reviendra au peuple souverain. En outre, il a soutenu que le jugement et puis l’incarcération des responsables impliqués dans des affaires de corruption est” une bonne chose…mais la récupération de l’argent volé est plus importante”. “Pour récupérer cet argent, il va falloir installer des mécanismes libres de lutte contre la corruption”, a-t-il estimé, soutenant en revanche que “la problématique réside dans la manière de sortir du régime où la corruption s’est propagée de manière spectaculaire”. Et Rahabi d’expliquer : “Il y a lieu de changer les pratiques et ne pas se focaliser sur les discours ayant pour finalité d’aller vers des élections reportées car le terrain n’était pas préparé pour le faire”.

M.K