Ressources hydriques Hocine Necib : «L’Algérie n’est pas dans une situation de crise aiguë»

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Photo Fatah Guidoum@ L'Echo d'Algérie

Le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, est revenu, hier, lors de son passage au forum d’«El Moudjahid» sur le potentiel de l’Algérie en matière de ressources hydriques, la pluviométrie, les projets attendus dans le secteur et la tarification de l’eau.

Depuis quelques mois, les précipitations ne sont pas au niveau des attentes. Néanmoins, Necib s’est voulu très rassurant quant au potentiel existant. Répondant à la question : l’Algérie est-elle dans le rouge en ressources hydriques ?, l’Invité d’El Moudjahid a dit que «potentiellement l’Algérie n’est pas dans une situation de crise aiguë». Cette année, ajoute-t-il, on a constaté un retour assez sévère des précipitations. A l’heure où je vous parle les barrages ont atteint le taux moyen de 50%, un taux acceptable. Toutefois, relève le ministre, trois barrages connaissent un niveau de remplissage bas. Il s’agit de celui de Aïn Dalia (Souk Ahras), Hammam Delaâ (Guelma) et Chafia (El Tarf). Necib a présenté le potentiel général du pays en termes de ressources hydriques, tout en disant que notre pays appartient à une région fortement caractérisée par la faiblesse des précipitations et un climat semi-aride. D’une façon générale, souligne le premier responsable du secteur, chaque année environ 10 milliards de m3 sont mobilisés pour tous les usages. Selon le ministre, ces derniers sont adossés à un potentiel hydrique qui se compose de 12 milliards de m3 en apport pluviométrique, 5 milliards de m3 des ouvrages de mobilisation (barrages, retenue collinaires). L’intervenant s’est également étalé sur le potentiel existant dans les Hauts-Plateaux et le Sud du pays. «Le secteur de l’eau est placé parmi les hautes priorités nationales», a-t-il dit. Une stratégie hydrique a été initiée par le président de la République qui a opté pour la diversification des ressources permettant ainsi au pays de maintenir un certain équilibre en dépit d’une situation hydrique ou le recul des précipitations. S’agissant de la distribution de l’eau, le ministre a affirmé qu’elle sera «fixe» à l’exception de certaines régions qui connaissent des difficultés.