Santé : «Bataille gagnée contre la covid-19 et situation rassurante pour le paludisme», affirme Benbouzid

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Le ministre de la Santé, de la Population et la Réforme hospitalière, Abderrahmane Benbouzid a souligné jeudi à Oran, que «l’Algérie a gagné la bataille» contre la Covid-19, «mais la vigilance demeure toujours de mise pour ne pas tomber dans une deuxième vague».

S’exprimant lors d’un point de presse, en marge d’une visite de travail dans la wilaya d’Oran, le ministre de la santé a estimé que la situation de la covid-19 en Algérie «est stable», appelant toutefois la population «à rester consciente, et continuer à appliquer les gestes barrières, pour éviter une deuxième vague». M. Benbouzid a salué à l’occasion, les efforts déployés par les équipes médicales, tout au long des mois qu’a duré la pandémie, pour endiguer le virus et sauver les malades, rappelant les mesures de l’Etat pour soutenir les praticiens de la santé. Dans un autre registre, le ministre de la Santé, a souligné l’importance de renforcer le rôle des polycliniques de proximité dans la prise en charge des urgences qui ne représentent pas de gravité. «Les UMC des CHU sont souvent encombrées par des urgences qui peuvent très facilement être prises en charge au niveau des polycliniques de proximité», a-t-il noté, ajoutant qu’il est désormais indispensable de doter ces polycliniques de tous les moyens nécessaires, pour qu’elles puissent jouer leur rôle, et prendre en charge les malades. Lors de sa visite à la clinique spécialisée en orthopédie et en rééducation, M. Benbouzid a par ailleurs fait savoir qu’un travail est engagé pour promouvoir la spécialité de la scoliose (déformation de la colonne vertébrale). Il s’agit d’une chirurgie qui connaît peu d’engouement auprès des chirurgiens, le résultat étant des listes d’attente importante de patients qui espèrent se faire opérer, a-t-on expliqué. Le ministre de la Santé, a par ailleurs visité le centre anti-cancer  Emir-Abdelkader, où le problème du manque de moyens en ce qui concerne la radiothérapie a été posé. Les pannes répétitives de l’accélérateur linéaire dont dispose l’établissement, rajoutent une pression supplémentaire. A cet effet, le ministre a ordonné l’ouverture d’enquêtes sur l’origine de ces pannes répétitives. M. Benbouzid a également visité l’hôpital de Sidi Chahmi, et une polyclinique de proximité à Akid Lotfi. Concernant le paludisme dans le sud du pays, tous les cas (Malaria) enregistrés dans le Sud algériens sont importés par des Africains subsahariens ou des Algériens qui ont séjourné dans les pays du Sahel, a affirmé, jeudi à Oran, le ministre de la Santé,  qui a rassuré sur les capacités de prendre en charge des malades. En visite de travail, en compagnie de la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Kaoutar Krikou, le ministre de la santé, a déclaré en marge d’une rencontre sur la protection des personnes âgées, organisée au niveau de la salle de conférence de la grande mosquée Abdelhamid-Ben- Bahdis, «qu’aucun cas de malaria autochtone n’a été signalé parmi les cas enregistrés récemment dans les wilayas du Sud». Le ministre de la Santé a rassuré qu’il n’y avait pas de «craintes particulières  quant à ce millier de cas de paludisme enregistrés dans les wilayas du Sud. «Il est tout à fait habituel chaque année durant le mois de septembre d’avoir des centaines de cas de malaria», a-t-il fait rappeler, ajoutant que les pluies qui se sont abattues sur le sud algériens et les pays proches ont favorisé la propagation de la maladie. Même s’il s’agit d’un fait habituel, le ministre a noté une certaine particularité : des cas enregistrés dans des wilayas proches du nord, à Ouargla et Ghardaïa. Concernant le risque de voir la maladie remonter vers les wilayas du Nord, M. Benbouzid a estimé que «le risque zéro n’existe pas». M. Benbouzid a également rassuré quant à la capacité de la prise en charge des cas de la maladie pour endiguer sa propagation, soulignant que «le département de la prévention du ministère a pris les choses en main». «Les mesures ont été prises, le médicament existe et les équipes qui se chargent de cette affection sont déjà opérationnelles», a-t-il précisé. Plus de 1000 cas de paludisme ont été enregistrés dans les wilayas du Sud, a rappelé le ministre de la santé, déplorant les deux décès survenus à cause de cette maladie tropicale.

Yasmine Derbal