Sila: La 22e édition s’ouvre aujourd’hui avec la participation de 52 pays

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Photo Ania Ziani L'Echo d'Algérie@

La 22e édition du Salon international du livre d’Alger (Sila) sera inaugurée aujourd’hui, au Palais des expositions (Safex) à Alger, avec la participation de 52 pays dont l’Afrique de Sud pays invité d’honneur.

Cette édition portant le thème : «Le livre, un trésor inépuisable» sera marquée par la présence de 952 stands inscrits, soit une légère baisse de 10 stands par rapport à l’année passée. Une situation qui s’explique, selon Hamidou Messaoudi, commissaire du salon, lors d’une conférence de presse tenue, dimanche, à Alger, par le «rejet des dossiers d’inscription» de certains exposants qui «n’avaient pas respecté le règlement intérieur du SILA durant l’exercice précédent et qui avaient présenté des ouvrages à même le sol, sans respect pour les livres, les visiteurs et la dimension culturelle du salon». Toutefois, le nombre d’exposants nationaux a connu une augmentation notable passant de 291 stands à 314. Soit une progression de 7,3%. La participation étrangère, quant à elle, a passé de 671 à 638 stands. Quant aux pays qui prendront part à cet évènement culturel considéré comme «le premier salon du genre dans le monde arabe, le continent africain et dans le bassin méditerranéen», il s’agit des habitués, entre autres, l’Allemagne, l’Angleterre, Belgique, Canada, Egypte, Liban Maroc, Tunisie, Turquie, Afrique du Sud, l’Inde, qui a participé pour la première fois l’an dernier, et la Russie, qui revenait après une absence de six ans à lesquels s’ajoute la Chine qui se fidélise à travers sa participation à ce rendez-vous. Concernant les ouvrages exposés, un total de 232 000 titres dont 183 813 étrangers (70%) et 77 943 algériens (30%) dont 120 nouvelles publications dans les trois langues : l’arabe, le français et le tamazight. Celles-ci seront présentées aux côtés des autres genres éditoriaux (romans, essais, dictionnaires, albums d’art, livres pour enfants parascolaires, manuels techniques…). Les livres portant sur le racisme, la discrimination et autres ont été écartés du salon. «Cette année 97 titres ont été retirés de l’exposition, les raisons sont toujours les mêmes à l’en croire : tout ce qui appelle au terrorisme, à la fitna, au sectarisme, tout ce qui est raciste ou qui touche à notre glorieuse révolution n’a pas de place au SILA», confirme le commissaire de ce salon. Le budget alloué au salon a été réduit de 30%, a fait remarquer Messaoudi, passant de 120 millions de dinars l’année dernière à 80 millions de dinars cette année, «mais nous avons tout fait pour que la qualité soit la même sinon encore meilleure que l’année dernière», rassure le même responsable. Très riche sera le programme cette année. Dans le cadre du centenaire de la naissance de Mouloud Mammeri un colloque international lui est dédié les 3,4 et 5 novembre à la salle El Djazaïr du Palais des expositions. Un hommage aussi sera rendu à Moufdi Zakaria, avec deux évocations l’œuvre des défunts écrivains et poètes Tahar Djaout et Messaour Boulenouar. Un nombre de rencontres sera animées par des écrivains et experts en marge de ce salon. Les thématiques tournent autour de sujets différents : Le retour de la nouvelle ?, A quoi sert la philosophie, l’invention du personnage dans le roman, l’Afrique, ses espaces et noms. L’année dernière, le nombre de visiteurs a dépassé un million et demi. Le Sila s’ouvre au public demain, jeudi 26 octobre.