Tourisme: La chaîne britannique BBC consacre un long reportage à la vallée du M’zab

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La chaine de radiodiffusion britannique BBC (British Broadcasting corportation) a consacré un long reportage à la vallée du M’zab présentée comme la «Pentapolis» de l’Algérie ayant conservé ses traditions séculaires, sa solidarité communautaire et son mode de vie pendant plus de 1000 ans, en dépit de l’existence des multiples aléas.

Publié sur son site électronique, le reportage est agrémenté de belles  illustrations en haute résolution sur ses différents «ksours» et endroits  touristiques ainsi que ses palmeraies, sous le titre «les villes fortifiées  aux confins du Sahara». En introduction, l’auteur, Simon Urwin, écrivain et photographe de voyage  à la fois, a observé que cette région est située dans la «plus grande nation d’Afrique» et la «10e au monde», dont le paysage est présenté  comme «vaste et varié composé de chaînes de montagnes vertigineuses, de déserts brûlants et d’anciennes ruines romaines».  Impressionné par l’étendue du territoire algérien et la variété de ses reliefs, il n’a pas manqué de relever aussi que l’Algérie couvre près de  2,4 millions de kilomètres carrés, soit 10 fois la taille du Royaume-Uni. Le pays dispose aussi du «plus grand désert chaud du monde» et une «nature sauvage surprenante et aride de massifs volcaniques, de plaines de gravier  et de grands ergs, ou de mers de sable mouvantes. Dans cet espace désertique, cinq ksours historiques ont été érigés, est-il  rappelé dans ce reportage évoquant des «magnifiques citadelles construites  le long du Oued M’zab, un lit de rivière partiellement asséché dont les  eaux ne montent qu’une fois tous les trois à cinq ans».  Les villes comprennent El Atteuf, la plus ancienne, fondée en 1012,  Mélika, Bounoura, la ville sainte de Beni Isguen et Ghardaïa, le cœur commercial de la vallée. Tout en mentionnant que la région du M’zab, était classée en 1982 au patrimoine mondial de l’Unesco en raison de sa culture et de son architecture très particulières, la BBC s’est attardée sur les principales  caractéristiques et spécificités de cette ville en s’appuyant sur les propos de ses guides touristiques locaux et ses habitants. On a évoqué plus particulièrement la solidarité communautaire et la tolérance distinguant les habitants de la vallée du M’zab, indispensables  pour survivre dans le désert et pour perpétuer l’unité au sein des populations.

La conservation des vêtements traditionnels et effets vestimentaires a été  également soulignée dans ce reportage, citant entre autres le «haïk», porté  par les femmes lorsqu’elles sortent de la maison et les «sarouel loubia» (pantalons) des garçons et des hommes.  «Le sarouel est pratique. Il garde son porteur au frais et permet un mouvement flexible lors de tout type de travail physique», a relaté  l’écrivain en faisant observer que ces habits font partie de la singularité  et de l’identité du M’zab. L’autre aspect abordé, dans ce reportage, est celui de la gestion de l’eau  et des palmeraies, soumise à des règles «rigoureuses» et «supervisée par un  conseil de l’eau qui ne tolère pas des dépassements en infligeant des sanctions «pour ceux qui prennent plus que leur juste part». Si l’eau est considérée comme «plus précieuse que l’or», selon des agriculteurs de la région, l’abattage d’un palmier dattier est aussi vu comme un «pêché impardonnable», ont mentionné des habitants de ces «ksours» fortifiés, accessibles uniquement aux visiteurs accompagnés de guides  locaux, afin de veiller à la protection et la préservation de cette vallée jalouse de son authenticité.

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